Plat que de nom

Plat - CompulsionAujourd’hui, on réécoute une petite merveille que SWQW a bien voulu chroniquer pour notre plus grand bonheur.

Alors on s’excuse pour la consanguinité journalistique, hein, mais il aurait été bien dommage de passer à côté de Plat, et aussi hypocrite d’en parler comme si de rien était.

Plat est (fut) un duo islandais composé de Arnar Helgi Adalsteinsson et Vilhjálmur Pálsson. Ils ont sorti un unique album appelé Compulsion, en 2005, sur le label américain Unschooled Records, maintenant fermé. Et puis ils ont (quasiment) disparu de la circulation.

Il n’empêche que cet album est un bijou de contemplation et d’impertinence, à la croisée des chemins turbulents de l’ambient, de l’IDM (et croyez bien qu’écrire ces trois lettres m’arrache la gueule) et de l’electronica. Peu importe ce que vous y trouverez que je n’y ai pas vu, ou l’inverse. Une chose est sûre : vous y trouverez votre compte, même si c’est pas le même que le mien. Car au-delà d’un équilibre parfait, d’envolées nuageuses enveloppantes maîtrisées, de nimbes électroniques et organiques de cordes frappées, frottées, triturées gentiment et doucement torturées, il y a dans ce potage toutes les composantes habituelles des productions d’alors et depuis. C’est bien pour cela qu’il est aussi accessible, mais il n’est pas pour autant chiant et plat (désolé) qu’on aimerait qu’il soit, étant donné les ingrédients.

Non, Compulsion oscille calmement et avec confiance sur tout le spectre qu’il lui est donné d’explorer, modifiant finement ses structures en permanence. Compulsion est homogène mais pourtant fourmillant. Il est comme un putain de tapis de mousses, bien vert, attirant et moelleux, propre, lisse. On y cale son fessier et on s’y sent bien. Et dans ces moments-là, il y a forcément un connard de spécialiste pour arriver avec sa loupe et vous bassiner sur la diversité intrinsèque de la chose et le nombre d’entités différentes.

Et bien Compulsion, c’est ça. Loin des schémas classiques, loin des carcans, Plat créé de bout en bout, marie l’organique et l’analogique, se joue des structures et de la rigueur, et pourtant possède une identité accessible, homogène.

Alors, oui, c’est sorti en 2005, mais merde, ça vaut quand même d’y consacrer une heure.

Ehoarn

Lire la chronique de SWQW qu’elle est tout de même mieux écrite que cette brève fénéante.

Sorti en 2005, il est globalement introuvable (sauf si vous avez envie de mettre 60$ dans un exemplaire d’occasion…), par contre, bande de pirates du net, je suis certain que vous trouverez où l’écouter.

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