Nos prévisions pour le Transient Festival 2015

Transient Festival

Attention, ceci n’est pas un live-report du Transient Festival 2015.
Merci de votre compréhension.

Jeudi 5 – Jour 1

Glanés par l’effervescence qu’avait suscité la première édition de 2014, c’est frais et pimpants que nous entamâmes cette seconde édition, prêts depuis plusieurs semaines à en découdre avec cette programmation longue comme le bras et ma foi fort prometteuse. En d’autres termes, nous étions chauds patate, et par conséquent au rendez-vous ce jeudi 5 novembre pour l’ouverture en petites pompes Transient Festival aux Instants Chavirés, soirée qui, contrairement à celles qui allaient succéder, avait l’avantage (et l’inconvénient) de ne programmer que des têtes à peu près connues.

C’est donc Franck Vigroux et Antoine Schmitt qui lancèrent l’assault avec leur live Croix. Mise en bouche parfaite à l’ambience cataclismique qui nous attendait, le live des deux compères fut de toute beauté. La poésie des odeurs, la combinaison de la magie blanche de sous-bois avec la quintescence d’un printemps nouveau : il y avait de tout cela à la fois, et bien plus. Comme une douce pluie d’été, Franck Vigroux et Antoine Schmitt vinrent nous carresser dans le sens du poil, nous redonner foi en la légèreté de l’être, bref, aimer la vie.

Ce fut sans transition que monta sur scène celui que l’on connait déjà bien, le bien nommé Paskine. Nous l’avions chroniqué, nous l’avions vu en live l’an dernier, nous l’avions même interviewé, qu’allait il donc pouvoir nous apporter de nouveau aujourd’hui ? La réponse arriva vite. Armé de son micro d’argent, Paskine déclama une véritable cascade, un flow digne d’Iguazú. Punchline sur punchline, le MC qui sommeillait depuis toutes ces années surgit de la manière la plus brutale qui soit, dans un noise-rap ahurissant digne d’un clipping.

Crypto Tropic débarquèrent sur scène un quart d’heure avant la fin du set de Paskine (soit une demi-heure avant le début prévu du leur) et entamèrent tout ce qu’il y avait de plus sonore en réserve. Ce qui ressemblait à la base à une sorte de featuring bruitiste improvisé se transforma bien vite en baston générale. Nous comprenons alors que le nouveau set de Paskine n’était pas du goût de tout le monde, et que ledit featuring n’était en fait pas prévu. Pas mal de matos cassé et quelques éclaboussures de sang plus tard, c’est le samu qui vint mettre fin à cette soirée d’ouverture, haute en couleur et outrepassant haut la main les attentes que nous avions. Nous quittons les Instants Chavirés des étoiles plein les yeux, l’âme légère, et une foi encore palpable en la Grolsch.

Vendredi 6 – Jour 2

Happés à la fois par la franche réussite de la soirée d’ouverture et par le lieu, c’est dès 16h30 que nous vinrent camper devant l’entrée de l’Espace Pierre Cardin en compagnie du reste de l’équipe d’Amplitudes, goûter en poche. C’est en effet aujourd’hui qu’a lieu la retransmission en direct sur Radio Campus Paris, 2h de live report et d’interviews en live. Ouverture des portes, nous ne sommes jamais venus ici auparavant, l’endroit est étonnant et envoutant, savant mélange de temple Perse, d’architecture Renaissance et d’ambiances loft années 70, même la moquette orange semble d’époque. Pas le temps de tergiverser pour autant, on a du taff. Entre l’installation du studio temporaire et les ravitaillements incessants (mais ma foi nécessaires) en boissons fermentées, nous manquâmes inmanquablement Prism (le projet de Cyril Meroni et 9th Cloud) et Trdlx. Première déception, évidemment, mais cela fait partie des risques du métier, et nous étions prévenus. D’aucuns diront que les nymphes à moitié nues sur des estrades étaient de trop, nous dirons simplement qu’une portion non négligeable des témoignages semblaient teintés d’hypocrisie, et que nous aurions aimé pouvoir donner un avis objectif sur la prestation, ce qui semble manquer.

Début de l’émission, nous quittons temporairement l’espace festival pour rejoindre nos micros. Nous vous passons les détails, vous avez forcément écouté l’émission de toute façon. Notons simplement les quelques artistes qui sont passés faire coucou à nos chers auditeurs : un grand merci à Paskine, Crypto Tropic, Richard Devine, Trdlx et, cerise sur le gâteau, Laurent Garnier, qui passait par là.

Deux heures plus tard nous plions bagage et retournons battre le pavé. Nous avons loupé une bonne partie de l’affiche du vendredi, mais nous ne perdons pas de temps et courrons voir la fin du live de Mira Calix, qui était retransmis en live. Pas le temps de voir le set en entier mais nous eûmes néanmoins le privilège d’assister aux 25 dernières minutes. Une lente ascension, progressive, vers une semi-apoplexie généralisée. Le set atteint son paroxysme au moment ou nous devons quitter le plancher. Nous rampons à taton jusqu’à l’issue de secours, le temps de recouvrer notre équilibre interne, et c’est reparti.

A peine remis sur pattes nous loupons une nouvelle fois un live (pour cause d’interview (ouais, ça charbonne)) : Murcof. Pas le temps d’y assiter donc, mais chacun aura pu profiter de sa retransmission sur Radio Campus Paris. On espère que vous avez bien kiffé, bande de salops.

Nous nous consolons bien rapidement avec l’arrivée sur scène de l’une des têtes d’affiche de la précédente édition : Richard Devine. Fidèle à son set de l’an dernier, celui-ci nous a une nouvelle fois satellisés. Un live conforme à nos souvenirs, mais néanmoins enrichi par rapport à l’an dernier, avec plus de fumée, plus de strombo, plus de trancheuses à jambon et de ballons gonflables fluos. Vraiment sympa ce mec, tojours le sourire. A noter également la nouvelle barbe de Richard, comme quoi, la mode hipster n’épargne personne.

Suit ensuite Julien Bayle et son live Alpha, découverte totale en ce qui nous concernait. Première surprise, Julien est en fait une femme. Qu’à cela ne tienne, on ne soulignera jamais assez la maigre part que la gente féminine peut représenter dans la scène actuelle (et vu qu’on avait loupé Mira Calix, c’est pas plus mal). Petite claquounette bien posée tranquillement sur la fesse droite, Julien Bayle nous a gâtés. Visuels et musiques à la fois percutants et minimalistes. Ca marche du tonnerre, et l’on peut dire qu’on est pas mécontent d’être ici. Du moins jusqu’au moment ou l’artiste commença à se dénuder sur scène. C’était un peu gênant. Et après vérification c’était bien un homme, en fait.

Un peu décontenancés, et légèrement sur les rotules, ne nous manquait plus que Emptyset pour clôturer cette deuxième soirée. Et on a beau se bercer à leurs sons depuis… heu, disons longtemps, et bien nous ne les avions tout simplement jamais vu en live. Une brève échauffourée éclate au sein de l’équipe, chroniqueur 1 assurant à chroniqueur 2 que, si, nous les avions vu il y a genre à peu près 3 ans, c’était même au Batofar. Chroniqueur 2 pense que chroniqueur 1 confond avec une autre soirée, ou il était peut-être question de Shaped Noise plutôt, d’ailleurs c’était peut-être pas au Batofar, il sait plus. Chroniqueur 3 soutient partiellement chroniqueur 1 en stipulant qu’il se souvient même nous y avoir vu, chroniqueur 2 lui rappelant gentillement qu’à l’époque on ne se connaissait pas, alors je vois pas comment… ha merde, c’est commencé. Bon, on a loupé les vingts premières minutes, chroniqueur 2 est sur-vénère mais Emptyset met finalement tout le monde d’accord. Je ne vais pas vous raconter ce live magistral, c’est mon petit plaisir perso. Vous avez bien goûté à Prism, Trdlx et Murcof pendant qu’on était en train de bosser, allez pas vous pleindre non plus.

Allez salut.

 

Samedi 7 – Jour 3

« Main event » comme on dit dans le milieu, le samedi soir est à faire frémir, mélange de grosses têtes d’affiches et d’inconnus notoires mais que l’on sait être porteurs d’un potentiel à ne surtout pas négliger. Premier constat en pénetrant dans les lieux : la soirée du samedi a rameuté beaucoup, BEAUCOUP de monde. Notre foi en la Grolsch se trouve actuellement sur une pente glissante, mais il faut bien vivre. Trois scènes, dont deux musicales. On a un peu moins de taff aujourd’hui, ça va faire plaisir.

On se fraye un chemin jusqu’à une scène, on ne sait pas trop ce qu’on va voir. L’Espace Pierre Cardin est plein à craquer, ça sent déjà la sueur, et une partie de l’auditoire est clairement venu ici pour s’enjailler en bonne et due forme. Et ils ont bien raison.

On n’a pas bien compris sur quelle scène on se trouvait, du coup on n’est pas sûr de savoir qui on voit entamer la soirée. Les pronostics vont bon train : Monolake d’un côté, Voiron de l’autre. On commence à avoir chaud, on se regarde et on se demande si un con n’aurait pas foutu un truc dans notre verre. On change doucement de scène, et on arrive devant ce qui semblait être Monolake. Encore ? Bon, on sait pas. Chroniqueur 2 part aux toilettes régler un léger problème de reflux gastriques, ce qui nous parait étrangement tôt. Il prétendra par la suite avoir croisé Monolake aux toilettes, autant vous dire que ça devient compliqué. Tout ce que l’on voit est vraiment chouette, mais on ne sait plus trop où l’on en est dans la programmation.

Soudain, chroniqueur 1 dit reconnaître Syl Kougaï, chroniqueur 7 pense qu’il s’agit plutôt de µ-Ziq. Dans les deux cas nous sommes très intéressés, alors nous restons. La prestation fait l’unanimité au sein de l’équipe, réduite à deux personnes (où sont les autres ?). La salle est étrangement peu remplie par rapport à tout à l’heure, nous restons malgré tout jusqu’à la fin. Disons du moins jusqu’à ce qu’on se rend compte que nous étions sur la Digital Stage.

Nous interviewons Laurent Garnier au passage (tiens, encore là lui ?) et nageâmes jusqu’au bar ou le gentil Luke Vibert nous resservit une bière (vraiment sympa ce mec) et recroisons dans le même temps le reste de l’équipe qui revenait de ce qui semblerait être le live du vrai Syl Kougaï. Nous échangeons nos impressions, les interprétations sont partagées mais l’unanimité est néanmoins rétablie. C’est à cet instant préci que nous vîmes passer un troupeau de groupies vraisemblablement en trance, courant en direction de la Main Stage en criant « LAKKEEEEEEER ». Nous les comprenons évidemment et nous les suivons en tentant de mimer leur gestuelle pour passer inaperçus. La pièce est pleine à craquer, et il n’y a que des nanas. L’ambiance semble bon enfant, même si un peu bruyante. 15 minutes plus tard, nous comprenons que nous nous trouvons en réalité dans les toilettes des dames, dans lesquelles chroniqueur 2 était en difficulté depuis le début de la soirée, accompagné de concert avec Lucy (ou était-ce plus simplement une certain Lucie ?).

Lorsque nous assistâmes à un featuring entre Rude66 et Catherine Laborde devant une fond vert, nous comprîmes (il était temps) qu’il nous serait difficile de suivre le fil de la soirée. Notre déception fut néanmoins vite compensée par le fait que nos joyeuses pérégrinations nous avaient apparemment menés jusqu’à la fin officielle de la soirée. Malgré un trou noir incontestable nous n’avions vu que de très belles choses, quelles que soient les scènes. Une « grosse soirée » comme disent les jeunes, et un sentiment apparemment partagé par les milliers de personnes qui avaient fait le déplacement ce soir. Nous habitons, loin, il faut rentrer. Heureusement Neil Landstrumm est là pour nous raccompagner. Vraiment sympa ce mec.

 

Dimanche 8 – Jour 4

Les Pixies seront notre hymne du dimanche. Cloués au lit pour des raisons variées nous ne pûmes aller profiter de la dernière journée du Transient. Chroniqueur 3 fit malgré tout l’effort quant à lui, et nous rapporta un témoignage court, intense et pleinement satisfait de son effort, avant de retourner se coucher. Au programme : installations, courts-métrages, textiles intelligents et connectés, ateliers pour les petits. Une belle organisation pour cet évènement qui ne se voulait (s’il fallait le rappeler) pas uniquement musicale. Bon, nous on est plus là pour vous causer musique, forcément, mais tout de même, on espère que vous avez fait le déplacement jusqu’à la Villa Mais d’Ici, parce que de une c’était vachement intéressant, de deux c’était une excellente façon de clôturer ce week-end bien chargé en émotions, et de trois, c’était gratuit.


Bref, tout ceci pour vous rappeler que le Transient Festival se tiend la semaine prochaine, du jeudi 5 au dimanche 8 novembre. Ça se passe aux Instants Chavirés (Montreuil), à l’Espace Pierre Cardin (Paris) et à la Villa Mais d’Ici (Aubervilliers). Les places sont à prendre (rapidement) juste ici. Autant vous dire que c’est à ne louper sous aucun prétexte, et si nous ne vous avons pas convaincus, retournez donc feuilleter notre dossier spécial Transient de l’an dernier.

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