Paskine : « La radicalité n’est qu’un moyen d’atteindre plus d’abstraction »

Placé en pole position de la programmation du Transient 2015, Paskine faisait partie des valeurs sûres pour nous motiver à sortir de chez nous. Entre un petit bout de Crypto Tropic et un bon gros morceau de Franck Vigroux, nous voici en compagnie de Max, histoire de tailler le bout de gras.


Salut Paskine. Ça va mieux ? Ça s’est bien passé ?

Oui, j’ai fait ce que j’avais envie de faire, il n’y a pas eu de problème, donc tout va bien.

Tu peux nous parler un peu de ce que tu as fait ce soir ?

Pour ce soir j’ai tout repris à zéro, j’ai recréé de nouveaux instruments, avec une performance d’une durée un peu plus longue, quelque chose de plus approfondi. Pour le premier Transient j’avais dû tout préparer dans l’urgence en une semaine chrono. Là ça faisait un mois et demi que j’étais dessus, d’ailleurs il y a certains sons qui seront certainement sur mon prochain album.

Des sons que t’avais pas utilisé dans Progression Performance ?

Non, voila. Et c’est aussi des sons plus élaborés, que je développe pour le festival Reevox, un festival de musique électronique/expérimentale. Je fais ça en résidence au GMEM à Marseille.

J’ai eu l’impression que tu es plutôt un chercheur sur le son qu’un musicien. Ce n’est pas vraiment la même démarche, qu’est-ce que tu penses de cette définition/appellation ?

Je ne sais pas, je pense qu’on peut l’appeler comme ça. De toute manière je ne suis pas à proprement parler un musicien à la base, je n’ai pas d’éducation musicale classique, je ne connais pas d’instrument ni le solfège. Avec mon travail aux Beaux-Arts, j’ai voulu commencer une recherche sonore, certainement très influencée par ce que je pouvais faire graphiquement parlant. Donc oui, c’est de la recherche permanente de son, dans sa texture et sa structure, on peut l’envisager comme ça. Après ça reste de la musique, je ne suis pas certain qu’il faille séparer les deux. De toute manière, on ne distingue plus la musique par les seules notes, rythmes, harmonie et mélodie depuis longtemps. Disons que je recherche plus la texture du son que l’harmonie.

Et dans ton travail de recherche sur le son, quelles questions te poses tu ?

Je ne sais pas si je me pose énormément de questions. Disons que le premier album était très narratif, j’avais beaucoup de questions à me poser à propos du rythme, du concept, de la temporalité, l’évolution des sons, etc. Là je me focalise sur une idée fixe qui est, par exemple, d’essayer de recréer une espèce d’effondrement permanent, donc je vais créer des instruments pour avoir cet effet là. Ça devient plus spontané et formel en gros. Je m’attache plus à la forme, à la texture et à la couleur du son, à son développement, et les choses se font plus naturellement. C’est un peu comme de la sculpture abstraite en quelque sorte. J’ai été pas mal influencé par les Minimalistes Américains et le mouvement conceptuel pour ces nouveaux travaux. Après est-ce que ça se ressent ou pas, à la limite c’est pas mon problème, mais ma démarche est là.

Paskine @ Transient

Pour ton dernier opus sur Voxxov (Progression Performance), il est dit sur la page Bandcamp du label « cette série de performances est un travail sur les textures du son qui vise à explorer les possibilités de son développement comme un masse évoluant a travers une temporalité spécifique ». Alors déjà, c’est de toi ?

Ouais c’est de moi, bien sûr !

Si tu devais expliquer ça a quelqu’un qui connaît strictement rien ?

En fait c’est tout simplement pour dire que ce sont des sons qui évoluent dans le temps, qui ont une certaine logique mais formelle, disons esthétique. On me donne un temps donné, et ce temps donné je vais le remplir avec un développement sonore. Il y’a une progression, du coup ça s’appelle Progression Performance. L’idée de base c’est ça, c’est au final une manière d’expliquer les choses simplement telle qu’elles sont, et de faire table rase d’une quelconque signification ou sous-entendu narratif.

Donc 37 minutes c’était une commande ?

Non, c’était prévu pour 40 minutes, mais quand je l’ai enregistré en studio je me suis aperçu lors du mixage que ça faisait au final 37 minutes, du coup c’est rentré dans le titre parce que c’était quelque chose de très formel en fait, c’était la forme temporelle, rien de plus.

Quand tu dis « c’est l’évolution des sons », c’est toi qui décides de l’évolution de chacun de ces sons ?

Oui. dans une certaine logique.

Donc tu les prends un par un, tu dis « celui-ci je veux le faire évoluer dans telle direction, etc. » ?

Oui. Pour cette performance là il y avait 44 instruments à utiliser dans l’ordre. Donc je crée les instruments à la base, et c’est ce qui me demande le plus de temps. Après je les assemble et je les fais évoluer les uns avec les autres pour trouver une certaine logique. Une fois qu’il y’a cette cohérence, je joue pour voir si ça fonctionne ou pas, mais en gros c’est quelque chose qui va être totalement logique, millimétré et il n’y a aucune improvisation, à part certains instruments qui me permettent d’improviser, mais ils ne sont pas majoritaires.

Est-ce que tu fais de l’improvisation tout de même de temps en temps, ce soir par exemple ?

Il y en a eu a un moment, oui. C’est un moment qui est très bruitiste. Ces instruments là (5 ou 6) me permettent d’avoir une très large palette sonore. Je peux développer sur plusieurs octaves en modulant en temps réel et je ne sais jamais à l’avance ce que ça va donner. Parfois ils sont assez hasardeux, selon la vélocité par exemple. J’essaie de faire en sorte qu’il y ait un peu de hasard pour moi aussi.

Et ce hasard il n’y en avait pas pour Progression Performance alors ?

Si, mais l’inconnu était millimétré aussi. Je savais que là je ne saurai pas à quoi j’allais avoir à faire, mais c’est millimétré quand même. Je sais que telle palette va être imprévisible et qu’il va falloir que je fasse avec, mais ça m’arrange. C’est le moment qui est le plus amusant aussi parce que si ça foire c’est pas grave, ça arrive. Et puis ce sont des instruments qui font un peu sauter l’ordi des fois aussi. Y’a eu une performance ou j’ai fait griller l’ampli derrière, j’espère que ces gens ne vont pas lire tout ça, mais j’ai du écourter parce que ça sentait le brûlé, ils avaient du matos un peu vieux. Mais ils se sont aperçu de rien donc tout va bien.

Tu as l’impression de te mettre en danger quand tu as recourt à ces instruments ?

En fait je suis en danger du début à la fin, parce que si je lâche les notes y’a plus rien. Tout l’enjeu de mes performances est là. À chaque fois que je finis j’ai mal aux mains, et il faut que je reste super concentré, parfois c’est même douloureux, là j’ai mal aux pouces par exemple. Je tiens réellement à cet aspect performatif, cela doit resté de l’instantané, quelque chose de physique.

Parce que t’as rien qui tourne en boucle ?

Non, et puis c’est le jeu aussi. Je ne suis pas musiciens mais j’ai voulu à tout prix éviter tout ce qui est boucle, Ableton ou sampler. Du coup je veux que ce soit complètement joué de A a Z, qu’il n’y ait jamais de moments où je me repose.

Mais pourquoi tu posais ta tête dans tes bras alors ?

Parce que j’avais vraiment chaud et j’étais assez exténué ! En plus je pensais qu’on ne me voyait pas parce que j’avais demandé à ce qu’on éteigne les lumières, mais on me voyait apparemment.

La seule lumière c’était la lumière de ton ordi, mais ça fait des belles photos*.

Bon ben tant mieux. Mais ouais j’étais fatigué.

Paskine @ Transient

*une bien belle photo

Ton premier album Nimrod c’était une série de morceaux avec une durée propre, bien distincts. Pour Progression Performance on a une piste de 37 min et demi. Est-ce que tu comptes continuer dans cette direction ou revenir vers quelque chose de plus structuré ?

Actuellement je veux arrêter de composer à la seconde près, je préfère avoir plus de liberté. Les morceaux pour Nimrod j’ai du mettre 2 ans et demi pour les composer et les peaufiner, et il y en a plein que j’ai mis de côté, c’était un bordel, ça manquait énormément de spontanéité. J’ai passé des heures et des heures sur une petite seconde, limite je n’en peux plus de ce genre de chose. Donc je préfère largement changer de cap radicalement.

Du coup il y a très peu de différences entre l’album et le live ?

Disons que la performance sera enregistrée en studio, mais oui c’est ça. Parce qu’à l’époque de Nimrod je ne savais pas faire de live, et j’en avais même une peur pas possible. Du coup je pensais même pas à quelque chose de spontané, c’était impossible pour moi de jouer de la musique en tant que tel. Donc là, d’aller vers un aspect plus performatif et avoir cette sensation de jouer de la musique ça me fait d’autant plus plaisir. D’autant que les instruments utilisés pour la performance sont par la suite recomposés pour l’album et inversement. La performance et la composition album se nourrissent mutuellement et ça apporte beaucoup, c’est une nouvelle façon de travailler très positive pour moi.

Justement, j’ai l’impression que ta musique prend tout son sens en live, parce que ça se développe dans l’espace, on se prend une grosse claque. Qu’est-ce que ça change pour toi de faire un live à partir du moment ou Progression Performance a été enregistré en direct ?

Y’a une pression en plus, évidemment. Et elle est nécessaire, c’est ça qui rend la chose intéressante. L’aspect performatif devient dans mon travail aussi important que la composition d’album. Et puis en studio je sais que je vais m’arrêter en me disant « là ça fait trop longtemps » du coup je vais couper, et c’est trop confortable. J’ai tout un travail de mixage à la fin qui sera largement en plus pour préparer le master, etc. Si j’ai des niveaux sonores qui sont plus élevés que d’autres, c’est des choses que je peux corriger en studio, mais pas en live.

Est-ce que tu peux nous dire un peu plus sur ton prochain album ?

Normalement il sortira chez Voxxov parce que j’y reste attaché, et ce sont des gens que j’aime bien. Ils me donnent énormément de liberté, ils me font confiance et c’est important. Et puis on arrive à vendre plus que je ne l’espérais donc je suis content de ça. Ça sortira fin 2016, si y’a de la place. Ce sera donc ce travail de l’écroulement des formes sonores dont je parlais tout à l’heure, et ça s’appellera certainement The Shape of Collapse. Voilà.

Puisqu’on parle de Voxxov, tu continues toujours de t’occuper des visuels ?

Oui je continue. Après c’est des commandes plus précises maintenant, souvent ce sont des artistes qui viennent avec des palettes de photos, ils en ont 5/6 et ils me demandent de composer avec. Ou alors ils veulent que ce soit un tableau comme James Murray, c’était un tableau de son oncle. Donc il y a de moins en moins de recherche graphique, je retouche les images pour qu’elles puissent passer sur du print, après je mets le design et voila.

C’est pas énormément de boulot ?

Si si, c’est beaucoup de boulot ! En fait il faut faire attention à tout.

J’espère qu’ils te payent au moins !

Ouais ouais, ils payent un petit peu. Mais bon c’est des potes en même temps…

T’inquiète ce sera pas dans l’interview…

Dans Progression Performance, même plus que dans Nimrod, j’avais été frappé par les échos, et je me disais un peu que ça prenait la forme de vagues. Quand j’écoute au casque j’ai l’impression d’être dans un espace clôt, ça donne une dimension très spatiale. Je voulais savoir si tu avais un rapport particulier à l’espace quand tu joues en live par exemple, si les sons vont rebondir sur les murs, les espaces, etc.

Alors déjà pour l’écho, si j’entends bien ce que tu veux dire, c’est peut-être parce que je mettais beaucoup de reverb pour lier les instruments les uns aux autres pour que ça s’allonge et que ça ne lâche pas lors des transitions. Mais là ce soir je n’en ai pas utilisé par exemple, parce que la reverb c’est super pratique, mais si tu t’en débarrasses, c’est mieux. Et sinon au niveau spatial j’ai beaucoup travaillé dans un studio ou il y a 4 enceintes en double stéréo, et je pense que ça a beaucoup influencé sur la spatialisation. Après je me suis dit que c’était un peu du fake, je les ai enlevé pour la fin de la compo. Et puis l’espace où j’ai composé est assez grand, donc peut-être que ça a influencé dans ce sens.

Donc tu vas pas composer sciemment en te disant « je vais jouer dans tel espace, etc. » ?

Non, c’est pas possible, parce qu’à chaque fois que je vais faire un concert c’est le résultat des recherches actuelles, et je peux tomber dans une salle que j’ai jamais vu, comme ce soir par exemple, du coup je ne peux pas savoir le matos qu’ils ont, comment la salle sonne, je ne peux pas composer pour leurs enceintes. Les Instants Chavirés je savais qu’ils avaient du bon matériel du coup je me suis fait plaisir, mais le concert que j’ai fait a l’Asile 404 à Marseille par exemple, le matos est bon mais la salle est toute petite, du coup c’est des énormes enceintes qui se répercutent direct sur le mur, c’est intolérable quand le son est trop fort, j’ai limite écourté le truc.

Et c’est où le studio ou tu enregistres ?

C’est le studio de l’école des Beaux-Arts à Aix-en-Provence. Ils me prêtaient le studio, je faisais semblant que c’était pour les recherches pour les expos que je dois leurs faire, et ils étaient ok. J’ai composé deux semaines là-bas et ensuite j’allais chez des amis, etc. Mais je n’ai plus de studio perso pour le moment. Pour le festival Reevox ils me prêtent leur studio au GMEM pendant deux mois, du coup ils collaborent à la création de nouveaux spectacles, et je vais d’avantage fonctionner comme ça par la suite. En plus c’est des studios très pros, avec des gens qui sont là pour te conseiller, donc ça m’arrange, ça apporte beaucoup.

Paskine @ Transient

Tu passes combien de temps à composer une performance du style de celle que tu nous as fait ce soir ?

Là j’étais dessus depuis fin août, et je fais des sessions d’à peu près 3/4 heures par jours deux ou trois fois par semaines, donc je dirais une trentaine d’heure de travail, pour 40 instruments.

Tu fais du field-recording ?

Non, pas du tout.

Ça t’intéresse pas ?

Si, je vais devoir en faire parce qu’on va avoir un projet très cinématographique, donc je vais devoir composer avec des sons extérieurs, mais c’est des projets futurs.

Tu l’as pas fait pour le moment parce que tu ne savais pas le faire ou ça t’intéresse pas ?

Si si je sais le faire, j’ai même le matos à disposition, mais les sons du réel ça me bottait pas plus que ça.

Et du coup pour ton nouveau projet ?

Bah ça va me faire essayer de nouveaux trucs, donc c’est pas mal. J’imagine que si je devais composer la BO d’un film je serais un peu obligé d’utiliser des sons du réel. Mais si je dois composer par dessus je ne sais pas encore de quelle manière je vais lier la composition au field-recording, on verra.

À coté de tout ça est-ce que t’as encore le temps d’écouter de la musique ?

Ça dépend quelle musique.

C’était ma question suivante…

Pour mon plaisir ce que j’écoute ça ne va pas du tout être de la musique comme celle que je compose. Il y a forcement des gens qui m’influencent pour mes performances, comme Thomas Ankersmit, Valerio Tricoli, Kevin Drumm, Prurient, Roly Porter, ou Russell Haswell, mais quand je vais écouter tout ça c’est plus de l’étude. Même si je suis toujours content d’écouter un album d’Autechre ou de Boards of Canada. Sinon j’écoute tout un tas de choses qui n’ont strictement rien à voir, notamment du hip-hop US, genre Young Thug, Chief Keef, Kevin Gates, OG Maco, Future, Kanye West. Pour moi l’album de l’année 2015 c’est Dirty Sprite 2 de Future, il est exceptionnel.L’album de Earl Sweatshirt est génial aussi, peut-être un peu moins bien que celui de Future, mais c’est complètement différent. J’aime beaucoup les projets de Drake et ceux de Beyoncé. Sinon du classique, du jazz, j’aime beaucoup Coltrane et Miles Davis, Dave Brubeck Quartet, j’adore Marvin Gaye, Bill Withers et Otis Ridding aussi.

J’ai remarqué deux choses ce soir par rapport à ton live de l’an dernier, d’une part, c’est le détail, y’avait beaucoup de glitchs, etc. Et d’autre part l’ultra-violence ! Je veux dire la prochaine étape c’est du powernoise ! Est-ce que y’a un truc, est-ce que tu cherches à te radicaliser ?

Je pense que je pousse de plus en plus, et ce n’est pas que pour le live, ou que pour le son. J’ai cherché ces dernier temps à radicaliser mon travail d’une manière général. D’atteindre des limites formelles, d’arriver à la limite de l’abstraction, de brouiller l’information initiale. Concernant le son, il y a une partie ou je sais que je vais me reposer un peu les mains, la tête. Mais les parties qui partent un peu noise c’est les parties qui m’éclatent le plus, c’est ce que je préfère jouer. Mais en même temps c’est quelque chose que je ne pourrais pas faire pendant 45 minutes parce que ce serait intolérable ! Il faut trouver un équilibre, autant pour moi que pour ceux qui écoutent.

Ça permettait de couvrir les gens qui parlaient au bar…

Y’a eu des performances, dont celle que j’ai faite à l’Hotel des Arts de Toulon, où j’utilisais ces sons là pour faire fuir les gens qui parlent, parce que je savais que si je balançais ça ils ne s’entendraient plus. Je reculais dans le set, je revenais à l’instrument, j’attendais qu’ils reviennent et je rebalançais.

Ça marche à mort !

Ouais ça marche à chaque fois.

Et cette recherche de radicalité est-ce que c’est pas aussi une prise de confiance, étant donné que l’an dernier c’était ton premier live ?

Encore une fois je pense que c’est les Beaux-Arts qui m’ont influencé. Il a fallu que je radicalise beaucoup de chose, quitte a perdre en esthétique, en compréhension et en évidence, à perdre aussi des gens en chemin, mais ça rendait le travail beaucoup plus intéressant pour moi. La radicalité, je pense que je ne l’ai pas encore atteinte en tous cas.

Est-ce que t’as vraiment envie de l’atteindre aussi, qu’est-ce que tu feras une fois que tu l’auras atteinte ? Est-ce que le but c’est pas aussi cette recherche, cette progression ?

Je ne sais pas, de toute manière il n’y a pas un moment ou ça y’est c’est la radicalité, c’est fini. Je ne suis pas sur qu’il y ai une limite à tout ça. Et est-ce que c’est réellement intéressant de l’atteindre ? Je ne pense pas que le propos soit là, ce n’est pas mon but, de radicaliser à l’extrême. La radicalité n’est qu’un moyen d’atteindre plus d’abstraction en quelque sorte. Et je ne cherche pas à faire du bruit pour faire du bruit. C’est la texture du son qui nous fait dire que c’est du bruit, et donc de la radicalité. Mais en fait c’est tout simplement une forme qui évolue dans le temps pour moi. Je ne sais pas, si j’arrive à ce stade là, peut-être que je rajouterai plus de mélodie, que je reviendrai à quelque chose de plus pop, peut-être que je travaillerai sur le rythme, je n’en sais rien. Je compose avec mes envies, en cohérence avec le reste de mon travail.

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