Dafake Panda : Cactus ou Bambou ?

Celui qui est probablement le plus barré et donc le meilleur élément de son espèce bankable-kawaï en perdition a accepté de nous rencontrer. Privilégiés trop rares lecteurs de Tartine de Contrebasse, Dafake Panda a accepté de quitter sa caverne-studio et de se confronter à la lumière du jour le temps d’une interview. Voici les pensées profondes d’un Panda amateur de free-jazz, de Bartók et de gros wobbles, sur des sujets divers et variés tels que le choix des noms d’artiste, les albums d’Oyaarss, les cactus, Britney Spears, les bars parisiens et, éventuellement, son prochain album.

Tartine de Contrebasse : Bonsoir Dafake Panda !
Dafake Panda : Bonsoir les tartines !

Alors déjà est-ce que tu pourrais commencer par te présenter un peu, ainsi que ton parcours ?
Alors je m’appelle Antoine, j’ai 30 ans. J’ai commencé la musique par la batterie quand j’étais tout petit, j’ai pris des cours particuliers pendant pas mal d’années. Ensuite je me suis mis à la guitare, j’ai fait aussi pas mal de piano et j’ai joué dans pas mal de groupes plutôt rock ou noise, influencés par Sonic Youth ou ce genre de choses. Ensuite avec mon professeur de batterie je suis passé au jazz et je me suis intéressé à tout ce qui est free, improvisation libre, tout ce côté un peu plus expérimental. Au bout d’un moment j’ai eu envie de prendre des cours de composition, d’écrire mes propres morceaux sans avoir les compromis qu’on peut avoir dans une formation rock. C’est là que j’ai monté mon premier projet, Kaâ D’Avresky, qui était à la fois un projet musical et visuel.

Et du coup tu continues Kaâ D’Avresky de temps en temps ?
En fait je continue un peu avec Antoine Roegiers qui est un artiste peintre qui fait des animations à partir d’œuvres de grands peintres comme Jérôme Bosch ou Brueghel. On bosse ensemble depuis 2008 et je fais des musiques pour ses films, c’est à peu près la seule activité que j’ai encore sous le nom Kaâ D’Avresky. Mais si j’ai d’autres occasions pour produire des musiques de films je reste ouvert !

Dafake Panda - interviewEn tant que jeune producteur, quels sont les principaux problèmes auxquels tu es confronté : financements, post-production, distribution, etc ?

En fait mon principal problème c’est plus au niveau de la communication, j’ai un peu de mal à parler de ma musique et à la promouvoir. Aujourd’hui c’est génial avec internet tu peux toucher beaucoup de monde, ça va vite, mais comme je suis plutôt timide et pas très sociable j’ai un peu de mal même s’il faut passer par là.

Mais du coup dans le choix de tes titres de chansons, d’albums ou même de ton nom de scène, est-ce que tu ne cherches pas à faire un peu de la com’ en choisissant des trucs qui accrochent ?

Non pas vraiment. En fait le nom « Dafake Panda » c’est tout con comme histoire. Comme je le disais, avant je jouais en tant que Kaâ D’Avresky, et c’était compliqué à la fin des concerts les gens venaient me voir, me demandaient comment ça s’écrit, etc. J’avais fait un festival il y a un an et demi, et même les organisateurs avaient fait une faute à mon nom, donc je me suis dit « bon… t’es déjà pas très doué niveau com’, t’as pas une grande visibilité donc on va pas en rajouter une couche ». J’ai commencé à me dire que je devrais changer de nom, et une ou deux semaines après j’ai rêvé d’un ami, et dans ce rêve il avait un t-shirt avec écrit Dafake Panda dessus. Je m’en suis souvenu en me réveillant, j’ai cherché sur internet, apparemment ça sortait de nulle part… j’ai dit « banco » !

C’est une très belle histoire mais si ça se trouve t’as fait une putain d’étude de marché, tu t’es dit « bon alors, dans mon nouveau nom il me faut « porno », « chat », « panda »… bon, j’vais enlever « porno » ça fait trop, etc. » !

Non justement je pense que si j’avais réellement fait une étude de com’ j’aurais un peu plus de visibilité !

Non mais c’est sympa, ça se retient bien, et puis ça nous permet de faire des jeux de mots pourris…

Ouais, et puis moi ça me permet de mettre un chapeau ridicule en concert, c’est cool !

D’ailleurs la dernière fois au Klub c’était un vrai bestiaire.

Ouais y’avait Fourmi, y’avait la Mangouste, y’avait le Panda, etc. D’ailleurs à l’entrée y’avait même des mangeoires. Ça sentait un peu la pisse dans les coins mais bon !

Tu as longtemps démarché les labels avant de signer récemment ?

Non j’en ai contacté quelques-uns que j’aimais bien mais je n’ai pas envoyé d’énormes mails à tous les labels que je trouvais parce que je n’aime pas trop cette démarche. Mais pour Aentitainment ça s’est fait assez naturellement, comme j’aimerais que ça se passe plus souvent, sans besoin de faire du forcing. Au départ il m’a contacté pour Sociopath qui était initialement un EP, et il m’a proposé de le sortir en long format. Donc j’ai continué à travailler sur d’autres morceaux que j’ai ajoutés aux quatre morceaux initiaux, et ça devrait sortir au mois de juin. [NDLR : on dirait que c’est repoussé un peu, on va dire Septembre, enfin de toutes façons Tartine vous tiendra au jus, bande de groupies]

C’est lui qui t’a contacté après avoir entendu ce que tu faisais ?

Ouais il a entendu un de mes morceaux sur Soundcloud et il m’a contacté directement. Je lui ai proposé Sociopath, il a bien aimé le reste et c’était cool !

Il l’a pas entendu sur Tartine de Contrebasse ??

Non malheureusement !

Et est-ce qu’il te laisse totalement libre dans ta création ou est-ce comme un producteur « classique » à vouloir t’influencer ?

Non, il me laisse vraiment carte blanche. Déjà Sociopath à la base c’était un exercice de style, je voulais faire quatre morceaux moins expérimentaux, moins cinématiques que ce que je fais d’habitude, je voulais vraiment quatre morceaux qui rentrent dans la gueule pour le live, et je suis resté sur cette ligne pour produire le reste de l’album. Mais non il ne m’a donné aucune directive, ça s’est vraiment bien passé.

Sur ton premier EP, on avait l’impression qu’il y avait une dualité entre une bass music déstructurée, bien taillée pour le live comme tu dis, et des moments plus calmes, plus glitchés, avec des nappes et des ambiances nostalgiques. Comment tu gères cette dualité ? Est-ce que tu as tendance à plus glisser vers l’un ou vers l’autre avec le temps ?

Ca marche par périodes en fait, il y a des moments où je vais avoir envie de faire de la musique assez brutale et d’autres où je vais plus aller vers des aspects plus calmes. Et comme j’écoute vraiment des musiques très différentes j’aimerais bien arriver à faire la jonction entre les deux, trouver un style qui me permette d’associer ces deux penchants sans pour autant devoir switcher d’un EP au suivant.

Est-ce que ça t’intéresserait pas justement de créer plusieurs projets musicaux en parallèle pour mieux gérer chacun d’entre eux individuellement ?

Hm, boaf… non en fait c’est vrai que j’ai souvent tendance à me disperser mais pour le moment je vais vraiment essayer de réunir tous ces aspects de ma musique dans ce projet sous l’étiquette Dafake Panda, c’est mon but pour le moment.

Dafake Panda - interview

Qu’est-ce qui change entre l’écriture d’un morceau pour toi, pour ton plaisir, et l’écriture d’un morceau pour un label ?

En fait le premier EP il était déjà écrit quand je l’ai proposé à Sociopath Recordings donc la question ne se posait pas. Et là pour l’album je savais que j’allais avoir carte blanche, donc j’ai continué à écrire comme je l’ai toujours fait, à partir de mon idée de départ. Je brode autour jusqu’à ce que je trouve le morceau réellement terminé. Pour le moment je n’ai jamais eu de pressions particulières. La seule pression que tu peux avoir éventuellement c’est quand tu fais un remix, tu as envie de faire quelque chose de très personnel mais en même temps qui colle avec l’univers de l’artiste, sans trop le violenter non plus !

Et pour ce qui est de ce projet justement, en ce qui te concerne tout est terminé, il a tout entendu, c’est bon vous êtes d’accord ?

Il l’a écouté il y a quelques semaines et il était très content, ouais ! Ouais, en gros il reste deux ou trois petites choses à peaufiner mais au niveau de l’écriture il est terminé. Il va falloir s’occuper du mixage, du mastering, j’attends encore quelques remixes et il faut aussi que je me décide sur l’ordre définitif des morceaux avant de me lancer dans toute la partie com’, justement, qui me fait un peu défaut… mais cette fois je vais le faire bien ! 

Ben déjà t’es venu répondre à notre interview, et t’étais même à l’heure, ça dénote une certaine motivation… En plus tu es le premier artiste à rentrer dans le QG de Tartine, c’est pas rien !

Je suis super honoré !

Quels conseils tu donnerais à des jeunes artistes qui débutent et qui sont encore pleins d’illusions ?

Ho tu sais je suis encore plein d’illusions moi-même ! Donc à la limite le seul conseil que je pourrais donner ce serait de rester patient et de ne pas tout faire pour signer à tout prix. Il faut rester soi-même, faire sa musique. On peut intéresser de plus en plus de monde si ça marche, mais il ne faut pas voir ça comme une fin de signer pour un label. Il faut faire sa musique, ne pas essayer de coller à telle ou telle mode qui sera plus ou moins éphémère, mettre sa musique à disposition grâce à internet et se faire plaisir avant tout.

Justement, dans ton milieu, y’a finalement très peu d’artistes qui vivent de leur musique et qui travaillent à côté, c’est plutôt difficile non ?

Encore une fois, il ne faut pas faire ça dans l’optique de gagner sa vie. Il faut faire ça pour le plaisir, tu travailles pour te payer un toit, tu fais ta musique à côté. Tu prends de l’ampleur si éventuellement tu plais à pas mal de monde, tu sors un disque mais encore une fois c’est pas ça qui te fera manger, c’est certain. Surtout dans mon style de musique, qui reste très restreint en terme de visibilité, mais même dans des styles plus populaires, comme le dubstep par exemple, je ne suis pas certain que beaucoup d’artistes vivent confortablement de leur musique.

Comme Skrillex par exemple ?

Hm… Non mais je n’ai rien contre ce garçon hein ! Je n’aime pas trop ce qu’il fait mais encore une fois je ne pense pas que ce soit la même démarche. Déjà aux États-Unis et en Europe la musique électronique n’a pas du tout le même impact, et lui sa musique est tout de suite devenue du divertissement. En Europe quand tu fais de la bass music ou du breakcore, tu sais que tu toucheras uniquement des personnes déjà converties, et c’est difficile de viser plus large.

D’après toi qu’est-ce qui pourrait être fait pour étendre la visibilité de ces styles musicaux ?

Justement depuis quelques années je trouve qu’il y a pas mal de choses qui se font en terme de visibilité, il y a pas mal de webzines qui s’y intéressent, y’a des émissions de musique qui s’y consacrent, comme par exemple Glitch sur le Mouv’. Donc c’est déjà une première étape, ça permet à des gens de découvrir cette musique sans avoir besoin de geeker sur le net, de tomber sur des blogs obscurs. Comme c’est une musique qui est moins accessible que d’autres, c’est important qu’il y ait des portes d’entrée qui aident à intégrer deux-trois codes avant d’aller plus loin.

Est-ce que tu serais de l’avis de Nicolas Chevreux qui dit que des artistes comme Skrillex, malgré qu’on puisse ne pas l’apprécier, peuvent justement jouer ce rôle de porte d’entrée vers un univers électronique plus riche ?

Je pense que des artistes comme Skrillex ont largement contribué à étendre l’influence de la musique électronique, à des mecs qui n’écoutaient pas de musique électronique à la base, et qui vont aimer ce qu’il fait, qui suivent un peu plus les modes justement. Avant c’était le punk-rock californien, tout ce qui passait sur MTV, aujourd’hui Skrillex a eu ce niveau de visibilité qui a permis de rendre la musique électronique plus accessible, donc je pense que c’est une bonne chose.

Mais est-ce que ce n’est pas un peu putassier de mettre tous les genres électroniques dans le même panier, de présenter au grand public la miette la plus sexy et de cacher en arrière-boutique tous tes produits bio et clean ?

Oui mais je pense que Skrillex, en jouant sur des tableaux un peu moins violents, a justement permis d’ouvrir pas mal d’oreilles par une approche plus douce.

Et justement qu’est-ce que tu penses des artistes bidons qui se mettent à ajouter du dubstep dans leur musique pour se renouveler, comme Britney Spears par exemple ? [NDLR: j’ai du écouter minimum 6 morceaux de Britney Spears pour mettre un permalien. Cliquez s’il vous plait, au moins par solidarité. Merci]

C’est un peu le risque oui, y’a plein d’artistes qui se sont mis à coller des grosses basses et des wobbles parce que ça avait la côte en ce moment. Par exemple des artistes comme Skrillex qui…

Alors, désolé, mais nous venons de dépasser le quota de « Skrillex » pour cette interview. Dorénavant au lieu de dire « Skrillex » on dira « Cactus ». Ou « Britney Spears » ?

Non j’aime bien « Cactus » !

Mais jusqu’où on peut légitimer le fait de mettre un mec comme Cactus sur une scène avec un laptop pour promouvoir la musique électronique ?

Non, je ne suis pas certain que ce soit la meilleure méthode, parce que s’intéresser à une musique-divertissement dans le but de transpirer comme en fait Skri… Cactus, ou à des artistes qui ont leur ordi, qui vont travailler des pistes d’instruments, etc., dans le fond ce n’est pas la même démarche, c’est sûr.

Dafake Panda - interview 4Je ne sais pas si tu te souviens mais il y’a un an lors de ton concert à l’International, tu nous avais dit que tu aimerais bien ne plus faire de la musique pour tes quatre potes aussi barrés que toi mais t’élargir, justement, sans pour autant te travestir. Où tu en es là-dedans, tu continues de te faire plaisir ?

Non, je continue comme j’ai toujours fait, je n’ai pas l’impression de mettre de l’eau dans mon vin ou de me mettre des barrières en me disant « ça ça va être trop barré, ça ça va les rebuter », ça se fait vraiment naturellement. Quand j’étais plus jeune, j’étais plus dans la provocation et j’ajoutais trop de cassures, ou trop de dissonances aux morceaux. J’ai tendance à me calmer à ce niveau là, mais je le fais naturellement, ce ne sont pas des barrières. Ça se fait tout seul en fait, en vieillissant !

Il était chouette ce concert en tous cas ! Tu vas rejouer là-bas ?

Bah écoute ouais ça me plairait bien ! Je les avais recontactés, mais là je vais attendre de retravailler la nouvelle formule du live avant de les relancer, avoir plus d’instruments acoustiques, et aussi trouver quelques autres personnes pour pouvoir organiser une soirée là-bas. C’est vrai que j’en garde un bon souvenir, c’était ma première vraie scène, avec du vrai matos.

Pas comme dans l’autre bar tout pourri hein ? Allez tu peux le dire !

Non non, j’suis pas comme ça ! Non mais je jouerai plus là-bas… enfin à chaque fois je dis ça et j’y rejoue ! Enfin ce coup-ci c’est marqué, je ne jouerai plus là-bas. Tant qu’ils n’auront pas changé la sono !

Est-ce que t’es du genre à écouter tout ce qui te passe à portée d’oreille, à t’inspirer de ce que tu entends, ou est-ce que tu es plutôt du genre à te concentrer vraiment sur ta musique ?

J’ai eu une période, il y a deux ou trois ans, où j’ai passé pas mal de temps sur internet à écouter beaucoup d’artistes, et j’ai eu tendance à me faire pas mal influencer par ce que j’entendais, et qui ne ressemblait pas réellement à ce que j’avais envie de faire. Mais en règle générale je n’écoute pas énormément de musique et pas forcément de la musique électronique non plus. Ça peut paraitre étrange mais j’écoute plus de jazz et de musique classique finalement, c’est là que se trouvent mes inspirations.

Tout à l’heure tu disais justement que tu avais commencé par le free-jazz. Est-ce que t’aurais pas envie justement de continuer un peu sur cette thématique ?

Si si, justement, c’est en cours en fait. Comme je disais tout à l’heure j’ai vraiment envie d’intégrer toutes mes influences dans un seul style, et petit à petit mes racines freejazz-improvisation commencent à prendre de l’ampleur. Ça prend du temps parce que ce n’est pas un style facile à lier avec la musique électronique, où il faut que ce soit super écrit, travailler sur ordinateur, avec un rythme bien déterminé, donc l’intégration d’une musique plus improvisée là-dedans n’est pas évidente. Il faut trouver le bon compromis.

Est-ce que ce n’est pas quelque chose que tu pourrais justement utiliser plus en live ?

Tout à fait, ça aussi c’est en cours. Il faut trouver la bonne formule pour les parties électroniques que tu garderas en live et les parties plus improvisées où tu pourras ajouter des instruments acoustiques par dessus. Ça prend du temps, ça fait 2 ou 3 ans que je bosse dessus. Il faut trouver le bon équilibre pour que ça continue d’intéresser les gens qui viennent te voir en concert et qui attendent de l’énergie. Je me souviens quand je faisais des concerts de jazz, il y avait parfois des séquences de vingt minutes où tu avais juste un buzz… C’est très intéressant mais je ne me vois pas encore passer à deux heures du mat’ entre deux gros sets un peu énervés et passer vingt minutes de drone ! Ça viendra mais il faut trouver la bonne façon de l’amener.

Du drone avec des basses ?

Du drone avec des GROSSES basses, ouais !

Est-ce qu’il y a des artistes avec lesquels tu aimerais particulièrement collaborer ?

Oui bien sûr, y’en a plein, notamment dans les styles musicaux dans lesquels je jouais avant. Y’en a un qui va bientôt se faire d’ailleurs, un ami à moi qui est pianiste, ce sera sur le prochain EP. Autrement, il y a évidemment des artistes qui m’inspirent, comme Igorrr et Oyaarss, avec lesquels j’aimerais bien collaborer, je ne sais pas du tout sous quelle forme, mais ça me titille pas mal.

Tu pourrais nous parler d’un ou de plusieurs albums qui t’ont particulièrement marqué récemment ?

En musique électronique ?

En ce que tu veux !

Bah la dernière grosse grosse claque que j’ai eue c’est justement Hallelujah de Igorrr, parce qu’il a cette capacité à intégrer différents styles de musique, avec sa patte que je trouve hyper intéressante. Ça fait plusieurs années que j’écoute de la musique classique et ça fait un moment que j’essaie de trouver le moyen d’intégrer des musiques contemporaines par exemple. Je trouve qu’il le fait super bien et Hallelujah c’est justement l’aboutissement de cette démarche. Autrement… je dirais Bads de Oyaarss, au niveau de la production il est parfait.

Tu as préféré Bads à Smaida Greizi Nakamiba ?

Non, pour moi ils sont vachement complémentaires. Ce que j’aime bien chez Oyaarss c’est justement ces sons très durs, très distordus, mais qui en même temps ont un côté très mélodique, très cinématique. Du coup son dernier album a vraiment ce côté cinématique, mais Bads a plus ce côté « rentre dedans » et numérique, et je trouve que les deux se complètent vraiment bien.

Ok ! Et sinon en dehors d’Ad Noiseam ? Parce que là on va vraiment finir par passer pour des lèche-culs…

Ha ha ! Ouais bah sinon en dehors de la musique électronique y’a le dernier Godspeed You! Black Emperor, parce que ça fait dix ans que ce groupe est une référence pour moi, j’attends toujours ce qu’ils sortent avec beaucoup d’impatience, et là le dernier est vraiment fidèle, et je le trouve vraiment très bon.

Pour rester dans les références de qualité tu n’as pas écouté le dernier Justin Timberlake ?

Non non, ni le dernier Cactus, ni le dernier Timberlake ! Depuis quelques temps je me suis mis à réécouter Bartók.

On devrait peut-être faire une tartine sur le dernier Bartók justement…

Son dernier EP est vraiment très bien !

*rires, joie et calembours en veux-tu en voilà (on s’amuse comme on peut)*

Tu es content de voir apparaitre l’un de tes morceaux dans la playlist de Radio Tartine ?

J’étais super content évidemment ! Surtout le remix de Niveau Zero dont j’étais assez content en plus.

Tu as eu grâce à nous des millions d’auditeurs !

Des MILLIARDS ! J’ai d’ailleurs été contacté par Cactus pour un remix !

Est-ce que t’as quelque chose à dire pour la défense de ton espèce ? [NDLR : sous-entendu, le panda]

Ouais, reproduisez-vous bande de feignasses ! Je dois admettre qu’on est pas des hyperactifs, niveau reproduction notamment.

En tous cas j’ai l’impression que niveau popularité ça marche bien, mieux que pour les requins par exemple.

Ouais c’est vrai. Mais c’est con pour les requins, je les aime bien aussi !

Propos recueillis par l’ensemble de l’équipe Tartine (Ehoarn, Nathalie, Adrien & Colin) retranscrits à la sueur et au sang d’Adrien.
Les photos nous sont gentiment fournies par Svarta Photography, via Dafake Panda. Svarta est aussi responsable de photos assez monstrueuses d’Igorrr, Whourkr, Pryapisme, Broken Note, Niveau Zero, etc, etc, etc…

Pour suivre Dafake Panda –> Facebook / Soundcloud / MySpace / Twitter / tumblr

Et en attendant l’album, vous pouvez toujours télécharger librement A Glitch Experience chez Sociopath Recordings.

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Un commentaire

  1. Pingback: "aussi on fait impossible pour restera toujour" | Tartine de contrebasse

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